Le Berger Allemand a croisé ma route il y a 40 ans. Elle s’appelait Blaxelle du Fond des Houx et ce fut le coup de foudre pour une chienne mais aussi pour une race.
Blaxelle était incroyablement proche de moi. Elle me suivait partout. En quelques semaines je réussis à l’éduquer alors que je n’y connaissais rien. Son intelligence et sa volonté de répondre à mes demandes me stupéfiaient. Elle était très amicale avec tout le monde et pour autant une excellente gardienne. J’avais l’impression d’avoir un garde du corps avec moi et en même temps une pote marrante et fofolle prête à me suivre dans toutes mes aventures. Tout le monde l’aimait et dans la rue les gens demandaient à la caresser. Certains même me racontaient avec nostalgie leurs merveilleux souvenirs avec un Berger Allemand.
Lorsque Blaxelle est décédée je ne pouvais pas imaginer ma vie sans un chien. Laïka est alors arrivée et là le même ressenti. Elle aussi me suivait partout. Elle aussi fut incroyablement facile à éduquer. Et elle aussi cherchait à comprendre et faire de son mieux pour satisfaire mes attentes. Etait-ce un hasard ? Je ne le crois pas. D’ailleurs mes bergers allemands suivants m’ont confirmé cela. Quand plusieurs chiens présentent tous les mêmes dispositions ce n’est pas le hasard c’est la sélection. Et c’est en cela que faire le choix d’une race plutôt qu’une autre est totalement légitime.
Le standard
Cette introduction très personnelle illustre parfaitement l’intérêt et le but d’un standard de race. Il s’agit de décrire ce qu’est un chien de cette race : A quoi il ressemble physiquement mais aussi quelles sont ses dispositions.
Extrait du standard FCI du Berger allemand, aspect comportement et caractère : Dans son comportement et son caractère, le Berger allemand doit être pondéré, bien équilibré, sûr de lui, absolument naturel, parfaitement inoffensif (sauf état d’excitation), vigilant et docile. Il doit faire preuve de courage, d’endurance et de confiance en lui afin de réunir les conditions qui le rendent apte à être un chien d’accompagnement, de garde, de protection, de service et de protection des troupeaux.
Evidemment je ne vais pas vous remettre ici tout le standard. Vous pouvez le consulter en suivant ce lien. De plus je m’étais déjà prêtée à l’exercice de le commenter et de l’illustrer. Vous retrouverez le standard commenté et illustré ici.
Mais je vais en rappeler quelques points essentiels car force est de constater qu’en 2026 le Berger Allemand non seulement est en grande perte de vitesse au niveau des naissances, et ce depuis déjà quelques années, mais il est fortement critiqué et caricaturé par des gens qui cherchent à gagner en notoriété en dénigrant systématiquement ce merveilleux chien.
Extrait du standard FCI du Berger Allemand, aspect morphologie : La ligne du dessus va sans rupture visible de l’attache du cou en passant par le garrot haut et long et par le dos droit jusqu’à la croupe légèrement avalée. Le dos de longueur moyenne est ferme, robuste et bien musclé. Le rein est large, court, fortement développé et bien musclé. La croupe longue et légèrement inclinée (angulation d’environ 23° sur l’horizontale) se fond dans l’attache de la queue sans rupture de la ligne du dessus.

Notre chienne Sofia en statique naturelle
Et oui le Berger Allemand a le dos droit ! Voilà qui pourrait en surprendre plus d’un n’est-ce pas puisqu’aujourd’hui le principal reproche qui lui est fait est d’avoir « le cul qui traine par terre ». Dans la bouche d’un profane, passe encore mais dans la bouche d’un éleveur d’Altdeuscher Schäferhund ou d’un vétérinaire c’est inacceptable et ce pour deux raisons :
La première raison c’est la confusion entre dos et ligne de dessus. J’ai envie de leur dire : retournez à vos manuels d’anatomie ! La ligne de dessus va du garrot (haut) à l’attache de la queue en passant par le dos, le rein et la croupe. En outre droit ne signifie pas horizontal. Effectivement le dos du Berger Allemand n’est pas horizontal mais il est et doit être droit.
La seconde raison est que l’Altdeutscher Schäferhund n’est pas une race reconnue par la FCI mais une sélection d’un type de Berger Allemand remontant aux années 2010 et basée sur la sélection du Berger Allemand à l’exception de quelques détails (horizontalité du dos, poil long uniquement et couleurs) faisant que leurs standards sont similaires. Le manque de différences fait que l’Altdeuscher Schäferhund ne peut prétendre être reconnu comme une race à part entière. C’est un Berger Allemand à poils longs non inscrit à un livre des origines officiel et reconnu par la FCI. D’ailleurs la plupart des AS pourrait même être confirmé comme Berger Allemand (sauf couleurs rejetés par le standard du BA) et un grand nombre d’entre eux ont une ligne de dessus légèrement descendante comme la majorité des bergers allemands normaux.

Un Altdeuscher Schäferhund de couleur sable charbonné

Un Berger Allemand de couleur sable charbonné à poils longs
On est donc fasse à un problème que les différents clubs de race du Berger Allemand ont négligé. Des éleveurs d’un type racial parle de leurs chiens comme de bergers allemands mais à dos droit et soit disant d’un ancien type. Certains se revendiquent même d’une sélection DDR (Ancienne Allemagne de l’Est) pour se démarquer et faire croire qu’il s’agit d’une autre race préservée des dérives grâce à la séparation des blocs est/ouest.
Dans la réalité l’Altdeutscher Schäferhund est né du désir de certains éléveurs de contourner le standard du Berger Allemand pour en faire à leur tête sur le plan esthétique.
En soit ce n’est pas un drame. Par contre cela devient gênant quand ils cherchent à faire passer leurs chiens pour de meilleurs bergers allemands que les bergers allemands (justifiant en passant un prix de vente très supérieur). Et cela devient carrément grave quand ils dénigrent le Berger Allemand en exploitant des photos de chiens présentés en statique, dont je vais parler plus loin, pour créer ou alimenter des croyances auprès du profane. Non l’AS n’est pas un BA ayant échappé à une sélection déviante car la sélection du Berger Allemand n’a pas déviée comme en atteste le standard. Seule la sélection pour exposition s’est écartée du standard. Par contre l’AS a intégré dans son propre standard des défauts du Berger Allemand et notamment des couleurs posant question sur le plan de la santé. Je pense qu’il ne faudrait pas oublier ce « détail » et remettre un peu l’église au centre du village. Que l’AS cherche à exister je n’y voit aucun inconvénient s’il communique sur sa singularité (si tant est qu’elle existe) et ses qualités mais quand il se positionne contre le Berger Allemand en basant sa communication sur les défauts de quelques individus au sein de la race dont il est issu et se limite à cela (car disons le l’AS n’est pas différent sur le plan caractériel et très peu sur le plan morphologique) ce n’est ni plus ni moins que de la diffamation à vocation commerciale.
Autre extrait du standard du Berger Allemand aspect morphologie : Le Berger Allemand est un trotteur. Les angulations et la longueur des membres doivent être parfaitement équilibrées pour que, sans oscillation notable de la ligne du dessus, il puisse déplacer les postérieurs vers l’avant jusqu’au tronc et couvrir avec les antérieurs un terrain égal. Toute tendance à une surangulation des postérieurs diminue la fermeté de l’endurance et est préjudiciable aux capacités d’utilisation du chien.
Défauts. Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur la santé et le bien-être du chien et sur sa capacité à accomplir son travail traditionnel.
La surangulation correspond à ce que l’on appelle l’hypertype. Généralement elle se caractérise par des longueurs des membres postérieurs très/trop long notamment le fémur et le métatarse faisant que le métatarse à l’arrêt naturel est très oblique. Souvent cette surangulation va de pair avec un garrot très haut donnant une ligne de dessus très descendante, Ceci est largement accentué par la position dite en statique.

Illustration de l’hypertype chez le Berger Allemand, source article sur l’hypertype Hund.fr
La surangulation est un DEFAUT. Cela dit certains bergers allemands sont effectivement hypertypés (sélection expos). On les présenterait naturellement sans les poser en statique qu’ils resteraient surangulés et auraient une ligne de dos toujours autant descendante. On doit cela … aux juges d’exposition et à ce qu’ils favorisent en classant aux meilleurs places les hypertypes.
Autant la recherche d’un garrot légèrement plus haut que le dos s’explique et se comprend pour son intérêt pour le mouvement. Cela facilite la prise de terrain à l’avant en dégageant l’épaule. Autant la recherche de longueurs de membres postérieurs plus importantes peut vite créer des contraintes sur l’articulation du genou et de la cheville compromettant l’endurance inscrite au standard. Il est évident que la vision des juges s’arrêtent au coté spectaculaire du dit mouvement mais qu’ils ne se préoccupent pas de la capacité à sauter et encore moins à la qualité de vie de ces pauvres chiens en vieillissant.
Mais ce n’est pas parce qu’il existe des bergers allemands hypertypés qu’ils sont tous hypertypés !.
En dehors de mes chiens je croise des bergers allemands dans les rues et j’en accueille en pension. La plupart sont parfaitement normaux. Alors pourquoi est-ce que le Berger Allemand est souvent pris comme un exemple de dérives vers l’hypertype (comme dans l’article dont est extrait l’illustration ci dessus) ?
La statique
La réponse est en partie là ainsi que dans la fâcheuse habitude qu’ont les éleveurs de présenter leurs chiens en photo comme s’ils étaient devant un juge plutôt que de les présenter au naturel sans tous ces artifices.
Déjà il faut savoir que la statique du Berger Allemand lui est propre. Il n’y a pas d’autres races que l’on présente ainsi. La raison est que cette statique lui est plutôt naturelle (il se pose souvent seul ainsi) et qu’elle permet au juge d’apprécier plusieurs choses importantes comme la longueur de la croupe et la puissance de l’arrière-main. De plus lorsqu’il n’est pas nécessaire de repositionner artificiellement l’avant-main et l’arrière-main et que cela donne une ligne de dos sans cassure cela aide au jugement et démontre une certaine harmonie. Ensuite la statique correspond aussi à l’image d’un chien actif et en éveil qui est recherché chez le Berger Allemand. Bref c’est la coutume en exposition.
On vient de voir pourquoi la statique, voyons maintenant comment on pose un chien en statique.
Après avoir positionner les deux pattes avant bien perpendiculaires au sol, on vient généralement placer le postérieur interne (celui le plus près de soi) à l’aplomb du sexe pour un mâle (et à peu près au même endroit pour une femelle) puis on étend le postérieur externe (celui le plus près du juge) vers l’arrière et on le pose lorsque le métatarse est perpendiculaire au sol.

Cela va obligatoirement incliner la ligne de dessus d’autant plus si le chien prend bien appui sur son postérieur interne.
Pour vous en convaincre je vous remet les photos de la même chienne prises il y a bien longtemps au naturel et en statique.

Notre « boubou »

« Boubou » en statique
Avouez que la démonstration était nécessaire car si je ne vous avez mis que la photo en statique vous auriez pu la qualifier d’hypertypée et de Berger Allemand avec le « cul qui traîne par terre » ce qui était loin, très loin, d’être son cas.
Maintenant que je vous ai expliqué pourquoi et comment la statique, revenons en à cette (mauvaise) habitude de présenter le Berger Allemand sous cet angle de vue. Pour je ne sais quelle raison la majorité des photos et représentations du Berger Allemand publiées sont en statique comme s’il n’était pas mis en valeur autrement. Presque tous les éleveurs utilisent des photos de statique et la communication du club de race, qui se limite de plus en plus à donner des résultats d’exposition, est illustrée par … des photos en statique. A force il est clair que les gens n’arrivent plus à se représenter le Berger Allemand autrement surtout que nous n’avons plus de Mabrouk filmé dans toutes les situations de la vie pour montrer le BA autrement.

Pourtant il n’a pas changé tant que cela le Berger Allemand depuis cet star du petit écran. Il a pris un peu de couleur et a perdu quelques centimètres (et kilos) mais fondamentalement il reste un grand chien de berger aux oreilles droites et au museau et manteau noir toujours aussi proche de sa famille et soucieux d’elle. Si on s’éloigne des élevages obnubilés par les résultats d’expositions cherchant à produire un chien qui plait aux juges on a toutes les chances d’adopter un chien juste bien conformé sans excès nul part. Et des éleveurs qui se foutent des expositions croyez moi il en existe beaucoup.
Dernier amalgame
Pour finir cet article je voudrais tordre le coup à une dernière croyance : c’est l’association Berger Allemand et paralysie du train arrière.
J’entend ça presque quotidiennement alors que ça fait 40 ans que j’ai des bergers allemands et que jamais l’un d’eux n’a eu à souffrir de cela.
Pour commencer cela fait 70 ans au moins que la radiographie des hanches est pratiquée chez le Berger Allemand. Il faut croire que d’avoir soulevé le problème de la dysplasie lui a valu d’être étiqueté dysplasie alors qu’aujourd’hui il se classe 51 ème sur la liste des races atteintes avec moins de 7% de dysplasie moyenne et moins de 2% de dysplasie sévère. D’autres auxquelles on ne pense pas sont bien loin devant lui comme le Rottweiler, le Berger des Pyrénées, le Cane Corso ou le Bulldog anglais 1er de la liste avec 73% de chiens dysplasiques.. De plus la dysplasie n’occasionne pas une paralysie puisque c’est une atteinte de l’appareil ostéo-articulaire (arthrose) et non du système nerveux ou musculaire.
Si vous souhaitez consulter la source de ce classement c’est ici. Il suffit de cocher HIP pour obtenir la liste des chiens et les pourcentages.
Ce qui peut occasionner une paralysie par contre c’est la myélopathie dégénérative. Cette maladie dispose d’un test génétique permettant de choisir les accouplements pour qu’elle ne se déclare pas. Or aujourd’hui beaucoup de reproducteurs ne sont pas testés. Si j’ai un conseil à vous donner c’est d’exiger le test de la myélopathie pour les parents. Au moins l’un d’eux doit être homozygote non muté pour garantir que ses descendants ne déclarent jamais cette maladie. A ce jour à l’élevage 100% de nos reproducteurs sont homozygotes sains car cela fait 15 ans que nous testons nos chiens et choisissons nos accouplements en conséquence.
Ce qui peut également occasionner une paralysie c’est le syndrome de la queue de cheval du à une sténose lombosacrée. La sténose lombosacrée n’est pas une pathologie héréditaire directement mais il existe une prédisposition raciale et morphologique chez certains grands chiens et notamment le Berger Allemand. Certaines anomalies au niveau de la jonction lombosacrée engendrent cette sténose. Or ces anomalies sont repérables à l’aide d’une radiographie. A ce jour aucun programme n’a été mis en place pour lutter contre la sténose lombosacrée. Cela dit certains éleveurs dont nous faisons partie profitent du moment de la radiographie des hanches et des coudes pour faire faire également une radiographie du dos et vérifier la conformité de cette jonction. En ce qui nous concerne pour l’instant nous n’avons pas d’anomalie de la jonction lombosacrée chez nos chiens.
Enfin il existe une dernière cause de perte de mobilité chez le chien. Ce sont les becs de perroquet (ostéophytes). Les becs de perroquet sont des excroissance osseuses apparaissant progressivement le long des vertèbres de la colonne vertébrale. Les principales causes sont le vieillissement, les contraintes mécaniques ou traumatiques, le surpoids ou l’obésité, une mauvaise alimentation et des prédispositions génétiques notamment chez le Boxer, le Bouledogue français, l’Airedale terrier et … le Berger Allemand. Comme pour la sténose lombosacrée la spondylose déformante (ou spondylarthrose) ne fait l’objet d’aucun programme de lutte. Cette affection touchant les chiens vieillissant cela implique que les éleveurs gardent et suivent médicalement leurs vieux chiens ce qui, encore à ce jour, est loin d’être habituel. Mais la spondylite déformante n’occasionne pas de paralysie.
Tout cela m’amène à affirmer que NON le Berger Allemand n’est pas condamné à finir paralysé du train arrière. Il faut arrêter avec cette croyance sans fondement. Compte tenu de sa représentation dans la population canine il est normal qu’en vieillissant il soit davantage représenté dans la population des chiens fréquentant les cliniques vétérinaires mais en terme de pourcentage ramené à la population totale je pense que l’on serait surpris. Par contre lorsqu’il est issu d’une sélection pour les expositions il y a fort à parier qu’il ira beaucoup plus souvent consulter tant cette conformation impose des contraintes physiques sur ses genoux et ses chevilles. Bien plus que la soit disant dysplasie et même que la myélopathie les douleurs qui ne manquent pas de s’installer avec l’âge font entrer le Berger Allemand dans le cercle vicieux de l’inactivité qui elle même engendre une fonte musculaire rendant de plus en plus difficile la locomotion.
En conclusion j’aimerais que la bonne information (re)commence à circuler. J’aurais rêvé que ce soit le club de race qui s’en charge mais apparemment cela n’entre pas dans sa ligne éditoriale.
- Le standard du Berger Allemand n’a pas fondamentalement changé depuis sa première rédaction.
- Parmi la population de bergers allemands inscrits au LOF on dénombre relativement peu de chiens qui présentent des défauts d’angulations et de longueurs de membres postérieurs. Ils sont par contre tous issus d’une sélection orientée vers les expositions pour plaire aux juges.
- Il ne faut pas confondre dos et ligne de dessus. Chez le Berger Allemand le dos est droit mais pas horizontal car c’est un trotteur dont le garrot doit être légèrement plus haut que le dos pour permettre un trot sans effort.
- La position en statique donne l’illusion d’une ligne de dos très descendante. On poserait n’importe quel autre chien d’une autre race en statique comme un Berger Allemand (et à fortiori un AS) on obtiendrait ce même effet.
- Le Berger Allemand est moins disposé à la dysplasie coco-fémorale que beaucoup d’autres races pour lesquelles on ne se pose pas la question.
- Il ne faut pas confondre paralysie et diminution des capacités locomotrices liées à l’inactivité ou à des douleurs.
- Si le Berger Allemand reste prédisposé à certaines affections comme la myélopathie dégénérative, la sténose lombosacré ou la spondylose déformante en choisissant un éleveur qui s’en préoccupe on limite grandement les risques.
- Vu le nombre de bergers allemands dans la population canine il est normal que les vétérinaires en voient beaucoup. cela n’en fait pas des chiens plus fragiles.
- Si une information contraire vous est dispensée demandez des sources fiables et de véritables statistiques non biaisées. Si ce sont des « on-dit » émanant qui plus est d’un éleveur ou amateur d’Altdeuscher Schäferhund rappelez lui que l’AS n’est qu’un Berger Allemand dont la sélection est récente. Le cheptel est donc encore très variable et beaucoup d’AS ressemblent à s’y méprendre à des bergers allemands à poils longs. En outre sa création tient au fait que des éleveurs ont souhaité faire entrer certains défauts (couleurs) dans le standard ce qui pose la question des considérations esthétiques au détriment de la santé(Alopécie des robes diluées). Chercher à exister en dénigrant le Berger Allemand est peu flatteur et amène à se demander si l’AS a vraiment des choses à envier au BA ou s’il ne cherche pas seulement à cacher les vrais raisons de son existence.
Sur ce, Merlin et Mona, tous les 2 âgés de 10 ans vous embrassent.




