Mon regard sur le Berger Allemand

Mon regard sur le Berger Allemand

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Mon regard sur le Berger Allemand

Par Isabelle Persson

Le berger allemand est certainement la race la plus connue et la plus répandue au monde. Il est bien difficile de la présenter une nouvelle fois sans avoir l’impression de reprendre les termes de ses prédécesseurs. Malgré cela je vais m’efforcer de vous la décrire tel que je la conçois et la voit personnellement, tel que j’interprète le standard..


Avant tout, il faut se rappeler qu’à l’origine Max Emil von Stephanitz, le père du berger allemand, avait dans l’idée de créer une race différente de ce qui existait à la fin du 19ème siècle, un chien bon et beau à la fois, qui saurait relever le défi de la polyvalence. Il partit à l’époque de deux types de chien de berger très opposés mais complémentaires pour finir par obtenir ce que nous connaissons aujourd’hui. Là où Von Stephanitz fût particulièrement visionnaire, c’est que contrairement aux autres cynophiles de l’époque, il comprit que seule une sélection rigoureuse basée sur les qualités de caractère ET de morphologie, deux critères aussi primordiaux l’un que l’autre, pourraient permettre l’utilisation optimum de son chien mais qu’il ne fallait pas non plus négliger le coté esthétique. Un siècle plus tard, le patrimoine est intact : son berger allemand réussit la prouesse d’allier en toute harmonie une belle anatomie et un caractère sûr au service du travail .

regard sur le berger allemand

Noblesse et puissance me viennent tout d’abord à l’esprit, lorsque posé fièrement et solidement sur ses membres, il est éveil sur le monde. Sa silhouette est unique et suffit à elle seule à le faire reconnaître : de taille moyenne, légèrement plus long que haut, une ligne de dos légèrement descendante du garrot (haut) à la croupe (longue et peu inclinée), un cou robuste et musclé, une poitrine profonde, un dos solide et un rein puissant le tout terminé par une queue touffue à peine recourbée à son extrémité, il est réellement taillé en athlète. La particularité de sa construction réside dans les angulations de ses membres : un bras long placé à angle droit avec l’épaule pour une prise de terrain avant optimale, un avant-bras droit de face comme de profil, une arrière-main idéalement angulée pour permettre cette poussée si efficace au moment du trot. Rien n’a été laissé au hasard ; Je rappelle à ceux qui en douteraient encore que cette morphologie a toujours eu pour but de servir la mécanique de marche.

Tout ceci s’illustre d’ailleurs merveilleusement lorsqu’il se déplace. Souple mais productif, chaque pas produit au trot, un déplacement ample et rasant sans aucun effort apparent ; sa construction si particulière revêt là sa véritable importance et démontre son intérêt puisqu’elle lui permet d’être étonnamment endurant.

Hugo

Hugo

Parlons de sa tête à qui il lui doit certainement une grande partie de sa notoriété ; globalement, elle est de forme légèrement allongée, s’affinant du crâne à la truffe avec un stop peu marqué et un museau solide ; elle est surtout très expressive et ne peut pas laisser indifférent. Surplombée d’une paire d’oreilles portées hautes et droites qui semblent être continuellement à l’écoute du maître, elle est à l’image du berger allemand, puissante sans excès tout en restant élégante. Dans ses yeux sombres, en amande, on peut voir de l’intelligence bien sûr et de la détermination si nécessaire, mais aussi un grand attachement pour sa famille. Même la parole ne lui manque pas, tant son regard en dit long. Partie la plus impressionnante, ses mâchoires sont, quant à elles, à la hauteur de sa réputation de gardien dissuasif, portant dissimulées par des lèvres sèches et bien fermées une dentition en ciseaux particulièrement redoutable.

Pour finir et parfaire le tableau, il faut souligner que c’est un chien très bien « habillé » au poil court (ou au poil long) plaqué, plus long au cou et à la face postérieure des membres, assorti d’un sous-poil très dense gage de sa rusticité. Communément fauve à manteau et masque noir, plus ou moins étendu, il ne faut oublier qu’il peut être aussi entièrement noir ou bien « gris-loup », dernière couleur, celle de ses origines, qui n’est pas sans rappeler celle d’un autre « canis » mais « lupus » auquel on lui porte à tort quelques parentés proches.

C’est le roi des chiens, sa popularité en est la meilleure preuve, et comme si cela ne suffisait pas, sous ce physique attrayant se cache un caractère en or.

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