Idées d’activités + pour un berger allemand

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Idées d’activités + pour un berger allemand

Les activités font partie intégrante des soins car elles entretiennent le physique et le mental de votre Berger Allemand. Les activités sont de deux natures principales : les activités stimulantes procurant de la dépense énergétique et des plaisirs et les activités apaisantes et relaxantes procurant du bien-être.

Cet article traite des activités stimulantes (identifiées par le signe +, pour les distinguer des activités apaisantes et relaxantes identifiées par le signe -) procurant de la dépense énergétique et des plaisirs

ChabalVPC_aout08Votre berger allemand est à l’origine un chien sélectionné pour ses compétences de conducteur et de protecteur de troupeaux. Il est donc animé par de puissantes motivations reçues en héritage de ses ancêtres canidés d’une part, et de la sélection humaine d’autre part, cette dernière ayant littéralement fixé certaines caractéristiques comportementales dans des familles qui sont devenues par la suite des races. C’est ainsi que le Berger Allemand est « poussé de l’intérieur » à courir longuement, à surveiller le territoire à l’affût d’un danger,  à garder et défendre son groupe familial, à poursuivre, encercler, rassembler alors qu’il n’a plus de troupeau à conduire et d’ennemi à redouter. Il vous faut faire avec ces instincts car ils sont intrinsèques, éviter de les stimuler, les canaliser, voire les détourner sur d’autres objets lorsqu’ils s’expriment malgré tout afin qu’ils soient assouvis dans ce cas et non frustrés sachant que la frustration engendre des compensations.

Les activités stimulantes sont de deux types : les activités physiques qui comblent les besoins de mouvement et ont vocation à entretenir et développer le physique et les activités cognitives qui comblent les besoins d’analyse et de réflexion et ont vocation à entretenir et développer le mental.


Les activités physiques permettant de la dépense d’énergie pour le berger allemand

Elles doivent tenir compte de l’âge et du tempérament du chien car tous les bergers allemands ne sont identiques.

maelle_et_les_BAPour donner de l’activité physique à son chien, rien ne vaut la promenade en liberté durant laquelle il pourra adapter sa marche ou sa course. Contrairement à ce que beaucoup pensent, laisser son chien au jardin la journée ne suffit absolument pas. On aura beau lui fournir des hectares qu’il restera souvent au pied de la maison couché ! Il faut donc le sortir et le balader pour qu’il se dépense vraiment surtout que ces sorties font également travailler son cerveau et accessoirement sont bénéfiques pour le maître.

A l’âge adulte, il est fort probable que quelques kilomètres de balade soient parfaitement insuffisants pour « fatiguer » votre berger allemand. Il vous faudra peut-être ajouter des activités physiques complémentaires comme la poursuite d’une balle, la nage ou encore la pratique de certains sports canins basés sur la locomotion (agility, cani-cross, …etc.) en gardant cependant à l’esprit que l’activité physique développe l’endurance et donc appelle à davantage d’activité physique ce qui n’est pas forcément le but. Comme certains grands sportifs deviennent des accrocs au sport, votre chien peut devenir un drogué également si vous ne lui offrez que ce type d’exercice pour se défouler.


Les activités cognitives permettant de la dépense d’énergie pour votre berger allemand

Par activités cognitives il faut entendre activités obligeant à analyser, élaborer des stratégies, choisir entre deux alternatives … etc, tout ce qui à l’état sauvage lui permettrait de trouver ses ressources et d’interagir avec ses congénères.

Nos compagnons modernes n’ont que peu d’efforts à fournir pour trouver leur nourriture, défendre leur territoire voire même pour s’intégrer à un groupe. Tout leur est fourni et imposé. Or ce sont ces nécessités qui occupaient leur esprit et développaient leurs capacités. Privés de la possibilités et du droit de chasser qui obligeait à gamberger, de la possibilité de communiquer, jouer voire se mesurer l’un à l’autre entre congénères, de ceux de veiller sur territoire, ressources et partenaires qui tenait en alerte et mobilisait une grande énergie que reste t’il à nos chiens comme occupations hormis l’attente et la pratique dans les cas où l’attente devient intolérable d’activités de substitution qui plaisent rarement au maître ?

En y consacrant quelques minutes quotidiennes pourtant on peut palier ces manques tout en enrichissant la relation avec son chien.

La première des activités est tout simplement l’apprentissage de quelques ordres de base. Enseigner la signification de tel ou tel mot et faire en sorte qu’une demande obtienne une réponse par le renforcement positif est consommateur d’énergie cérébrale. Dans le prolongement on trouve également le dressage au clicker training qui incite même le chien à devenir acteur de son dressage (sous réserve de ne pas en abuser). Petite parenthèse à propos du clicker training, nombreux sont ceux qui se contentent de se servir de cet outil – le clicker – comme marqueur d’un comportement obtenu par le biais du leurre or l’un des fondements de cette méthode est de faire en sorte que ce soit le chien qui déclenche le click en proposant des attitudes. C’est à ce titre que la pratique du clicker-training est une activité cognitive. Il est dommage de passer à coté et encore plus dommage de cantonner le chien à un rôle de simple exécutant. En dehors des activités de conditionnement, il est possible de faire travailler les capacités à la discrimination (qui développe le nombre de mots compris) ou encore celles à la résolution de problèmes (trouver la solution pour obtenir une récompense ou se sortir d’une situation) ou à l’élaboration de stratégie de plus en plus complexes pour atteindre un objectif ce à quoi les chiens se prêtent très volontiers pour attirer l’attention et l’interaction avec le maître.

Lisa_manchetteLa pratique de certains sports canins demandant concentration, analyse et mémorisation est également un excellent moyen d’offrir des activités cognitives. Certaines offrent même davantage comme le pistage qui fait partie à y regarder de plus prêt de la séquence de prédation (quête du gibier) et rapproche le chien de ses origines de chasseur.

Une autre activité à laquelle on pense rarement est la recherche de la nourriture et pourtant nombreux sont les chiens qui s’y adonnent contre toutes attentes (fouille en règle des poubelles, pistage de la miette de pain tombée de la table, etc). Il existe désormais dans le commerce de véritables jeux d’occupation mais sans aller aussi loin, on peut tout simplement dissimuler la nourriture à plusieurs endroits dans le jardin ce qui sera à l’origine d’une véritable quête si on prend la précaution de changer ces endroits chaque jour.
La distribution de la nourriture à la main en récompense de l’exécution d’exercices est également un excellent moyen de joindre l’utile – le dressage + la concentration et la mémorisation – à l’agréable – renforcement de la motivation à obéir – sans compter que lors de ces séances on renforce également son statut de référent en étant le contrôleur des ressources. Par contre, ce type d’interactions ne doit pas devenir systématique car cela transforme le maître en stimulus géant avec les risques de dépendances qui vont avec.


Cas particulier des sports canins avec mordant pour les races et les sujets aux instincts presqu’intacts

Ils sont relativement complets et sont le moyen d’offrir aussi bien de la dépense énergétique physique que de la dépense énergétique cérébrale. Ils comblent des besoins fondamentaux puisqu’ils reposent sur l’instinct de prédation (quête, poursuite et saisie de la proie) et sur l’instinct de protection de son butin (le butin étant la « toile » que l’on dispute à son partenaire en l’occurrence l’homme d’attaque) tout en faisant appel – mais dans une moindre mesure tout de même – aux capacités cognitives, le tout partagé avec le maître qui est le guide, l’instructeur au cours des exercices.
Outre ces multiples avantages – il suffit d’observer un berger allemand au retour d’une séance pour constater combien il s’est dépensé à tous les niveaux – la pratique d’un sport avec mordant permet de codifier et de contrôler l’usage de la morsure. La morsure restera un recours possible dans certaines circonstances (à travailler par ailleurs pour en diminuer la liste) mais au moins on redirige son besoin de poursuivre à tout va et son plaisir à attraper vers un objet acceptable qui petit à petit efface les autres possibilités ; accessoirement on atténue aussi celui de se protéger car la pratique d’un sport avec mordant augmente la confiance en soi du chien et fait reculer le point critique où il se sent tellement en danger qu’il mord par autodéfense. C’est à ce titre que le mordant reste autorisé car il a permit d’améliorer le tempérament de certaines lignées de certaines races, dont le Berger Allemand.

Une restriction toutefois à la pratique des sports canins avec mordant, comme celle du dressage au clicker-training : il est nécessaire qu’elles s’insèrent dans un planning d’activités variées ne reléguant pas les autres activités au second plan. En effet celles-ci sont plutôt addictogènes et ont tendance à rendre le chien dépendant et en demande de toujours plus d’activité de cette nature ce qui n’est pas le but.

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