Ces négligences et erreurs qui se payent cher

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Ces négligences et erreurs qui se payent cher

C'est généralement aux abords du premier anniversaire que des propriétaires commencent à s'inquiéter de la répétition de comportements indésirables.

Parmi ces comportements, les plus fréquemment évoqués sont :

→ le manque de rappel,

→ les aboiements,

→ les fugues,

→ l'agressivité vis à vis des congénères,

→ la poursuite de vélos ou autres "proies" mobiles,

→ et quelques fois la destruction d'objets en tout genre.

 

Le soucis c'est qu'un comportement qui se reproduit est forcément adapté sinon il disparaît !

 

Un comportement est une réponse.

 

Bien qu'il soit jugé indésirable du point de vue du propriétaire, du point de vue du chien il répond à ses besoins basiques, psychologiques ou d'épanouissement (pour reprendre les termes de la pyramide ci dessous)  et lui permet de maintenir son l'homéostasie, c'est à dire l'équilibre de son milieu intérieur.

 

pyramide-des-besoins-canins
 

Comment en arrive t'on là ?

 

Ni plus ni moins qu'en commettant des négligences ou des erreurs pendant la première année !

 

Il est évident qu'aucun propriétaire n'a ce genre de but. Si cela se produit, et nous insistons bien sur le fait que ce n'est PAS chez le chien dans l'intention de nuire comme on l'entend souvent, c'est qu'à la base il y a une méconnaissance de ces fameux besoins comportementaux et souvent une totale ignorance des processus d'apprentissage et de renforcement qui vont transformer un essai en une habitude profondément ancrée.

Il est indispensable de savoir et de comprendre ce qui se trame dans le cerveau de petit chiot. A défaut on risque fort de passer à coté des prémices des comportements que l'on ne souhaite pas voir s'installer mais également à coté des conditions favorables à la construction d'une personnalité sereine et adaptée à l'environnement humanisé dans laquelle elle va vivre.

 

Petit rappel du développement cognitif du chiot

 

Première période de socialisation

 

De 4 à 7/8 semaines (sous la responsabilité de l'éleveur), sous l'emprise de l'attraction vers la nouveauté (curiosité) le chiot élargit ses horizons et fait connaissance avec ce qui l'entoure aussi bien environnement qu'autres occupants de cet environnement.

De 7/8 semaines à 12/16 semaines (la responsabilité se transfert au propriétaire), l'attraction laisse petit à petit la place à une certaine aversion pour la nouveauté se manifestant par de la retenue voire de la crainte vis à vis de ce qu'il n'a pas encore rencontré durant la première phase.

Il est encore temps par des associations positives de rendre ces nouveautés agréables et donc d'influencer la représentation que le chiot se fait du monde dans lequel il vit.

 

A cet âge petit chiot est extrêmement vulnérable et ne peut compter que sur la vigilance et la protection de sa mère réelle ou de substitution. Mais comme il est voué à s'émanciper, dame Nature a prévu qu'il soit attiré par la nouveauté dans la limite de ses capacités de survie, d'où la survenue des peurs pour ne pas prendre trop de risques.

 

Durant cette période et afin de l'aider à élargir le plus possible ses horizons les expériences doivent être les plus variées possible MAIS être toujours sources de plaisir et de sécurité car c'est à cet âge que se met en place l'ébauche des comportements de protection et on préfèrerait qu'il s'exerce le moins possible dans ce domaine histoire qu'il ne devienne pas un adulte va-t'en-guerre.

 

Période entre deux

 

De 4 mois à environ 7/8 mois, il ne se passe pas grand chose de révolutionnaire au niveau cognitif contrairement à la précédente période. Les choses suivent leurs cours tranquillement et c'est plutôt la croissance physique qui a la priorité.

Confortablement installé dans sa bulle familiale, le chiot continue évidemment ses apprentissages et ses entraînements (au travers de jeux de rôle) aux différents comportements testés durant la période précédente mais ceux-ci concernent plutôt les comportements sociaux et exploratoires.

C'est une période durant laquelle il affine sa représentation du monde et se perfectionne sur le plan des relations inter et intra spécifiques (entre espèces et à l'intérieur de son espèce).

 

A cet âge petit chien est encore très vulnérable même s'il a développé quelques capacités de survie. La protection du groupe familial lui est toujours autant indispensable.

Les quelques séquences comportementales de prédation et de protection qu'il a eu l'occasion de tester durant la première période de socialisation s'expriment relativement peu sauf à travers le jeu car il n'est pas encore d'actualité qu'il se débrouille seul.

Du coup, la période est mise à profit pour la découverte de l'environnement en compagnie bien sûr de ses protecteurs.

 

A cet âge, en complément des rencontres et des expériences sympas, petit chien doit absolument balader quotidiennement dans des lieux très variées car ses besoins exploratoires sont prépondérants et répondent à l'impératif du moment :  la connaissance dans les moindres détails (visuels, auditifs et olfactifs) du monde dans lequel il vit et où il est susceptible de trouver par lui même plus tard ses ressources.

 

Seconde période de socialisation

 

Maintenant qu'il s'est fait une idée de l'environnement dans lequel il évolue, qu'il a pris conscience de certaines de ses capacités et compétences à travers le jeu, qu'il maitrise l'art de la communication, il est temps de faire une actualisation des bases de données.

C'est alors que survient brutalement une sorte de "crise" où tout semble être passé en revue et remis en cause. 

Personnes, congénères, lieux, objets ... sont réévalués en termes de ressources, de confort et de sécurité prodigués.

Tous les comportements sont à nouveau testés en termes d'efficience mais cette fois ce sont ceux qui répondront aux besoins alimentaires et sécuritaires qui obtiennent la priorité car l'échéance de l'émancipation approche.

D'ailleurs les hormones entrent également en action car il devient important aussi de prévoir la reproduction. L'heure est arrivée de mettre à l'épreuve tous les apprentissages et de découvrir son talent particulier, celui qui sera mis au service du futur groupe familial, celui auquel on appartient ou celui que l'on se créera.

 

A cet âge variable selon les individus, jeune chien reste vulnérable car les chiens le restent toute leur vie du fait de leur domestication, mais il est de plus en plus apte à veiller sur lui et à obtenir par ses propres moyens ce dont il a besoin pour survivre. 

Bien qu'il n'ait aucune réelle problématique alimentaire, la mécanique se doit quand même d'être opérationnelle, c'est pourquoi elle fait l'objet d'essais et de réglages. C'est elle qui se met en fonction quand jeune chien se met à poursuivre une voiture, un vélo, un jogger, à saisir un mollet ou le balai ! Il est probable que quelques pré tests aient déjà eu lieu plus tôt mais comme ils n'ont pas été découragés, qu'ils n'ont pas été dirigés vers des activités de substitution, voire qu'ils ont été stimulés, ces bribes de la séquence de prédation réapparaissent et activent à chaque expression le fameux circuit de la récompense par une agréable décharge d'adrénaline et de dopamine.

En gros, si ces comportements dits indésirables se reproduisent sans cesse, il n'y a plus d'autres choix que de trouver et proposer au chien des cibles alternatives gratifiantes.

 

A cet âge et, malgré l'impression de régression, on doit absolument continuer et renouveler au besoin les associations entre expériences et plaisir et notamment les expériences sociales avec des congénères, des personnes et avec les membres de la famille pour qu'elles donnent lieu à une généralisation, servent de modèle aux expériences futures et soudent définitivement le groupe familial.

Evidemment les associations négatives produisant les mêmes effets on doit éviter que ne s'installent de nouvelles peurs à cet âge et particulièrement la peur de l'humain.

A cet l'âge le propriétaire doit impérativement prendre garde à ce que certains comportements dits indésirables ne donnent pas lieu à auto-satisfactions (comme l'aboiement qui rassure et fait fuir, la poursuite qui défoule, la saisie d'un jarret qui procure du plaisir, la bagarre qui débouche sur une victoire suivie de privilèges...) mais au contraire c'est le moment de renforcer tous les comportements attendus afin qu'ils deviennent les habitudes de l'adulte en devenir.

 


Plus la première période de socialisation et les besoins exploratoires auront été négligés ou mal encadrés (auront créé des peurs), plus la seconde période de socialisation sera chaotique et donnera du travail pour combler les carences d'apprentissage, réparer les mauvaises associations et lutter contre l'émergence de tous ces comportements répondant aux besoins sécuritaires et aux besoins d'activités de prédation.


 

Comment cela se passe t'il malheureusement trop souvent

 

Au début tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Petit chiot fraîchement arrivé à la maison n'apporte avec lui que des promesses de bonheur. Il ne fait que peu de dégâts hormis quelques pipis et quelques pleurs dus à la perte de ses repères et de ses êtres d'attachement ; il accourt quand on l'appelle, suit pas à pas et témoigne une infinie reconnaissance à la moindre attention qu'on lui porte.

Comme il est touchant et qu'on a souvent attendu plus ou moins longtemps sa venue, on lui donne beaucoup de tendresse, de moments de jeu pour que rapidement il nous aime inconditionnellement ; il a droit à tous les égards et à la plus grande bienveillance de la part de tous les membres de la famille.

Et comme on est très fier de son bébé on l'emmène partout avec soi, on s'organise pour qu'il ne souffre de rien... bref il baigne dans l'environnement le plus favorable qui soit pour satisfaire ses multiples besoins (si on ne verse pas dans l'excès évidemment).

 

Puis la routine reprend ses droits petit à petit, l'auréole au dessus de la tête de petit chien s'envole en même temps que les premières bêtises arrivent.

Pour peu qu'on n'ait jamais eu de chiens ou que l'on compte beaucoup sur ses lointaines expériences, on se précipite chez le marchand pour acheter le collier qui va bien, le martinet ... tout ce qui donne l'illusion du contrôle car on pense qu'il faut en passer par là.

Dans le meilleur des cas on aura enrichi ses connaissances par la lecture de quelques bons livres (le collier sera alors remplacé par un harnais et le martinet par des récompenses) ; dans les moins meilleurs on aura pris conseil à droite à gauche, chez le vétérinaire, au magasin d'accessoires ou auprès d'un autoproclamé professionnel qui auront validé le choix des instruments de torture.

Enfin quoi qu'il en soit à ce stade on ne se sent pas démuni et même plutôt d'attaque pour l'éduquer ce petit chiot afin que toutes les promesses ne s'évanouissent pas.

Malheureusement le temps et la motivation ne sont pas toujours au rendez-vous.

On a plein d'autres priorités. Certainement qu'on travaille. On n'a pas non plus que petit chiot à éduquer ; il y a les enfants. Et puis la météo est décourageante parfois ; il fait trop froid, trop chaud, il pleut et ça ne donne pas envie d'aller balader.

Seulement voilà, petit chiot n'attend pas de meilleures dispositions et ne se contente pas de quelques minutes entre le repas et le film. Il grandit irrémédiablement.

Lui il continue de suivre les directives d'une programmation qui vise à le rendre apte à survivre dans son environnement et à maintenir son homéostasie.

 

Moka-Isa-Matcho_030317La présence des premiers temps laisse peu à peu la place à la solitude - et encore peu à peu serait acceptable mais il est fréquent que ce soit du jour au lendemain- quelque chose d'absolument contre nature pour un être appartenant à une espèce sociale et grégaire comme l'espèce canine.

Par manque de temps, de prévoyance d'une longue période de congés au moment de l'adoption, parce qu'on a pas un autre chien adulte parfaitement socialisé sous la main pour prendre le relai, on place petit chiot dans les conditions les plus anxiogènes qui soient - souvent enfermé, dans un endroit qu'il connaît pas encore parfaitement - en le privant de toutes les possibilités de se rassurer par un présence vivante apaisante à un âge où il est incapable d'affronter un fort stress sans une aide extérieure.

Ou à l'inverse on est en permanence omniprésent et hyper maternant et on ne laisse pas petit chiot s'éloigner d'un pouce par peur qu'il ne lui arrive quelque chose. On lui transmet ses angoisses au lieu de lui enseigner la confiance en lui, la sérénité et l'acceptation d'une certaine frustration parfois.

Les conditions sont réunies pour qu'un problème d'anxiété de séparation apparaisse qui se manifestera pas des hurlements (appel), des aboiements compulsifs (extériorisation du stress), voire des destructions (tentatives d'apaisement par le mordillage, le rognage et le déchiquetage du même ordre que celui qu'emploie les gens qui ... se rongent les ongles !).

Si on considère le développement cognitif comme la construction d'un mûr, on aurait dynamité les fondations qu'on aurait pas fait plus de dégâts.

Nala

Nala

Les innombrables parties de jeux et les tonnes de câlins du départ laissent peu à peu la place à quelques lancers de balle et encore, une vague caresses par ci par là.

Soit que l'on manque de temps ou soit qu'on ait des idées bien arrêtées sur le rôle que petit chiot devra tenir et donc sur l'éducation qu'il va devoir recevoir on élimine les occasions de tisser un lien affectif et de complicité qui aurait pourtant servit de ciment - nouvelle allusion au mûr du dessus si ça peut aider à comprendre - et de motivation à collaborer.

On lui préfère l'instauration de l'ennui, ce grand responsable des troubles du comportement ou la crainte, cette cause majeure de morsure.

On se propose d'être sans attrait ou répulsif, source de rien ou de peurs et après on compte faire autorité !

Concernant la poursuite et la saisie, le chien est ainsi fait qu'il est à la base un prédateur. Il serait temps d'intégrer cette nature à sa vision globale de l'animal et de cesser de vouloir à tout prix en lisser les aspérités qui dérangent. Être un prédateur ne pose de problèmes qu'aux proies potentielles et bonne nouvelle nous les humains n'en sommes pas. Il n'y a donc aucune inquiétude à avoir quand bébé chien nous courent après et essaie d'attraper nos chevilles puisqu'il n'est qu'un bébé. Par contre il est inconscient de mettre son mouchoir sur cet ébauche de comportement et totalement illusoire de vouloir l'interdire car un besoin ne s'interdit pas.

A défaut de prise en compte précoce on repousse à un âge où ce ne sera plus du jeu l'expression de pattern moteur qui trouveront obligatoirement des situations idéales pour émerger, se renforcer et s'installer durablement 

Le manque d'activités de substitution à ses instincts ou le manque d'activités tout court créé les conditions pour qu'un problème de morsure par prédation survienne.

L'abandon, le rejet des témoignages d'affection au profit d'un rapport de force réunissent  les conditions pour que les problèmes de désobéissance, de défiance, voire d'agression envers le propriétaire naissent parce que sans s'en rendre compte on a réduit à une gamelle et un panier l'intérêt du chien à rester proche de nous quand on a pas détruit toute la confiance qu'il pouvait avoir en l'humain.

 

tiki_kartouche_rencontre_100916Les rencontres et les expériences avec d'autres chiens, d'autres gens ... des premiers jours laissent peut à peu la place à RIEN.

Encore une fois par manque de temps, à cause d'un planning qui n'intègre pas de créneau dédié aux indispensables socialisation et familiarisations, ou par sous estimation des dommages que cela va causer sur la future personnalité on fait l'impasse sur les éléments constructeurs d'une personnalité sereine adapté à l'environnement humanisé dans lequel elle va vivre.

En lieu et place des contacts, des échanges, de l'apprentissage de la bonne attitude, de la bonne communication et parfois même du contrôle à avoir sur soi pour ne pas importuner l'autre, on ne propose que l'inconnu avec les peurs et les rejets qu'il suscite en priorité.

Les conditions sont remplies pour que des problèmes d'agressivité envers les congénères s'installent, pour que des problèmes de garde excessive se posent avec tous les inconvénients qui vont avec, des aboiements sur tout ce qui bouge et passe près du portail, des morsures en cas d'intrusion même pacifique, des accidents en tout genre qui vont réjouir la presse et entretenir le mythe de la dangerosité de certaines races.

 

Traversée du pont en laisse pour les 3 frères

les 3 frères en balade

Les promenades quotidiennes au début laisse peu à peu la place à une sortie hebdomadaire voire se limitent au jardin.

Sans s'en rendre compte on frustre le besoin exploratoire et on se prive d'une occasion exceptionnelle de combler presque tout le répertoire comportemental ; du coup l'extérieur devient particulièrement attractif quand petit chien y a encore accès de temps en temps, l'extérieur devient une sorte de graal.

Les conditions sont réunies pour qu'un problème de rappel survienne. Comme on est très mécontent, on dispute petit chien lorsqu'il finit par revenir. Le problème de rappel va s'aggraver. Comme on en encore plus mécontent on arrête de promener petit chien. Les conditions sont réunies pour qu'un problème de fugue surgisse d'autant plus si l'ambiance à la maison est stressante ou que l'ennui n'est que son seul passe-temps.

Passée la période des besoins exploratoires et dans le cas où petit chien n'a pas eu l'occasion de fuguer, l'absence de sorties en extérieur créé un autre problème : des phobies en tout genre de la famille de l'agoraphobie, ochlophobie ... En limitant la connaissance de l'environnement au seul jardin ou même à la campagne avoisinante on fabrique une référence qui sert à évaluer la dangerosité des autres environnements.

Du coup tout ce qui n'y ressemble pas devient extrêmement anxiogène et à moins d'être soi même particulièrement sécurisant et apaisant il devient impossible d'emmener petit chien en ville dans la foule sans qu'il se mette en panique et donc en mode autoprotection. Les conditions sont réunies pour qu'un problème de morsure par peur apparaisse le jour où le chien sera emmené de force hors de sa zone de confort.

 

Et pire que tout : La bienveillance et l'empathie des premières heures qui permettaient une interprétation juste des comportements (en fonction de ce qu'ils révèlent de l'état émotionnel et des besoins qui les suscitent) laissent peu à peu la place à de l'anthropomorphisme patenté, une distance affective ou à des préjugés sur les intentions de petit chiot qui se voit affublé du qualificatif de dominant à la moindre tentative de se soustraire à une contrainte, de conserver ses objets de confort ou d'indiquer son malaise par quelques frémissements de babines ou grognements.

Par méconnaissance du langage canin, non prise en considération/rejet de sa nature sensible et sentiente, par manque d'esprit critique vis à vis des théories les plus extravagantes qui soient et conservent leur influence malgré l'évolution des connaissances (théorie de la dominance, théorie de l'opportunisme ...) ou par fainéantise disons le à acquérir un nouveau savoir, à développer ses notions dans le domaine du comportement et de l'éducation, on sort l'attirail du dresseur de fauves de grand-père, collier étrangleur, châtiments corporels, harcèlement psychologique histoire de bien lui faire savoir à petit chiot ce qu'il risque à montrer certaines facettes dont on ne veut pas.

Les conditions sont remplies pour que tous les problèmes relationnels surviennent, de la simple prise de distance à l'impuissance acquise, des troubles compulsifs à l'agression dirigée vers le propriétaire ou une cible alternative parce que la maltraitance ne peut être subie ad vitam aeternam sans qu'elle engendre des réactions violentes contre autrui ou contre soi.

 

Il existe de nombreuses autres causes aux comportements dits indésirables ; nous n'avons fait que survoler les plus récurrents et donner quelques indices pour les comprendre, les corriger ou les anticiper. Un accompagnement par un vrai professionnel formé à analyser les éléments déclencheurs et les éléments renforçateurs peut, en quelques séances, apporter des solutions à une situation qui est le plus souvent le symptôme d'un mode de vie inadapté et d'un relationnel parasité par des quiproquos ou des croyances erronées .

 

Souvent on a pris un chien quelque part pour sa vocation utilitaire qu'elle soit professionnel (le travail), sécuritaire (la garde) ou affective (rompre sa propre solitude). Mais se demande t'on quel compagnon on est pour le chien et comment il conçoit la cohabitation avec nous ?

Si c'est à sens unique, il y a comme une erreur de casting

et j'invite sincèrement les personnes qui seraient animées par des intentions dénuées de réciprocité à prendre une arme, un système d'alarme, une peluche, un punchingball ... à la place en tous cas à ne pas s'adresser à nous.

 

JAMAIS on ne devrait adopter un chien si on n'est pas en mesure de lui accorder une place dans le foyer, du temps, des expériences bénéfiques à ses apprentissages, des rencontres agréables et plusieurs heures de promenade par semaine qui a elles seules vont satisfaire presque l'ensemble de ses besoins comportementaux

et plus que tout si c'est pour ne pas l'aimer inconditionnellement.

 

Dans un avenir que nous espérons lointain nous en viendrons peut être à demander des garanties à ces niveaux là car il ne nous est pas tolérable d'apprendre qu'un de nos chiots, que nous avons fait naître et préparé au mieux à faire le bonheur d'une famille, a finalement grandi dans un environnement qui l'a transformé en bête apeurée ou en machine à mordre par négligences, méconnaissance de sa psychologie ou par désamour.

 

 


Avant de vous décider ....  | autoévaluation des possibilités d'adoption d'un chiot 


 

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