Les dessous de la vente en animalerie

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Les dessous de la vente en animalerie
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copie d’écran du site d’une célèbre animalerie le 11/07/17

La C.E.D.AV, à laquelle j’appartiens activement, vient de lancer un appel à témoignages anonymes auprès de toutes les personnes susceptibles de lui apporter des preuves des véritables conditions d’élevage en France et de détention des chiots et chatons destinés ou vendus dans les animaleries et autres salons, foires …

La C.E.D.AV entend révéler au grand public la réalité sur cette filière franco-française qui s’empare actuellement du marché de l’animal de compagnie avec la bénédiction de l’état :

  • fermes d’élevage toujours plus grandes avec des capacités d’accueil de 150,300,500,800 et même 900 reproducteurs
  • main d’oeuvre salariale en sous effectif pour assurer l’intégralité des soins dans le respect de la bientraitance
  • mise à la reproduction au maximum des capacités
  • mise au rebus des improductifs avec la bénédiction de certaines associations de protection animale
  • sélection sur la rentabilité
  • transport en cartons vers des lieux de vente
  • vie en collectivité canine ou féline dans des espaces indignes d’accueillir des êtres sensibles et particulièrement vulnérables à un age où se construisent les fondations des comportements sociaux et le seuil de sensibilité à l’environnement pour des durées parfois longues
  • incitation à l’achat au moyens d’arguments marketing visant seulement à créer un climat propice à la vente : production française, suivi vétérinaire, coût d’entretien faible …
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Copie d’écran du site d’une célèbre animalerie indiquant le coût d’entretien d’un Berger Allemand

  • totale opacité quant au devenir des invendus
  • ….

La réalité de la filière française ferme d’élevage-animalerie ce sont des animaux de compagnie réduits à l’état d’outils de production, vivant dans des conditions carcérales sans aucune affection et dans le meilleur des cas (ce qui n’est pas toujours le cas) disposant de 5m2 par chien et des soins assurant leur survie et leur reproduction.

Ça, je dirais que tout le monde le sait +/-, tout le monde s’en doute un peu mais entre savoir et voir de ses yeux, il y a une étape que la C.E.D.AV va essayer de vous faire franchir.

La réalité de la filière française ferme d’élevage-animalerie ce sont des chiots et des chatons qui sont traités comme des produits de consommation, comme des peluches vivantes mise en scène pour déclencher l’achat et minimiser les obstacles à l’adoption quite à passer devoirs et contraintes sous silence.

La C.E.D.AV entend faire savoir ce que la naissance, la vie dans de telles conditions, le transport … engendrent comme conséquences sur le psychisme de ces animaux à haut risque d’abandon tant ils cumulent de handicaps pour une intégration durable dans les familles car la C.E.D.AV estime que la filière ferme d’élevage-animalerie est en grande partie responsable de la surpopulation dans les refuges en transformant l’animal de compagnie en produit facilement accessible et donc tout aussi facilement jetable.

Enfin la réalité de la filière française ferme d’élevage-animalerie c’est la loi du silence, la “disparition” des invendus des étals et des improductifs, la négation du développement cognitif et des études ayant démontré les conséquences d’un tel mode de production…. Rien à envier à la filière des Pays de l’Est !

Toutes les caractéristiques du Lobby sont réunis.

La prochaine étape c’est la disparition des petites structures d’élevages pratiquant la sélection et le suivi personnalisé des chiots ou chatons

sauf si la C.E.D.AV parvient à réunir assez d’éléments de preuve sur ce que cette filière cache et projette, et interpelle l’opinion publique sur le sujet.

Il n’était pas dans ses objectifs de monter au créneau ainsi contre les fermes d’élevage et les animaleries mais plutôt de faire valoir le savoir-faire de ses sélectionneurs et de démontrer les avantages à s’adresser à eux pour adopter un chiot ou un chaton. Seulement face à l’immobilisme des organismes de tutelle que sont la SCC et les clubs de race, les partis pris du syndicat majoritaire, le mépris de certaines associations de protection animale à l’égard du métier, la C.E.D.AV n’a d’autre choix que d’appeler tous les amoureux et soucieux du bien-être des animaux de compagnie à se mobiliser à ses cotés, à oser devenir lanceur d’alerte dès qu’ils le peuvent pour enrayer cette escalade des capacités d’accueil, ce glissement vers la production intensive et ce développement du circuit de vente où des enseignes de la grande distribution se sont dorénavant engouffrées.

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l’énorme probleme est que l’on connait les élevages pourvoyeurs, sous contrat avec des animaleries, mais qu’il est impossible d’y accéder et encore moins d’y prendre des photos, et dans les cas ou l’on accede a ces éleveurs, cela ne dépasse pas la “vitrine”, la part : chiots vendus a l’élevage et jamais on ne voit les locaux d’élevage….il est donc impossible d’apporter les preuves.

Je vous le concède totalement et c’est bien la raison pour laquelle la C.E.D.AV appelle à la désobéissance civique les éventuels vétérinaires, stagiaires ou salariés ayant accès à l’intérieur de ces structures, pour que ce que personne ne voit jamais soit dévoilé.

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