Clubs affiliés CUN : un quasi monopole problématique

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Clubs affiliés CUN : un quasi monopole problématique

coup-de-gueule

Un des seuls moyens d’obtenir une licence d’utilisation et de pratiquer certaines disciplines requises pour le bien-être psychologique des races de travail ou exigées par les clubs de race pour la sélection des reproducteurs est d’en passer par une adhésion à un club affilié à la Commission d’Utilisation nationale, la branche “travail” de la Société Centrale Canine. L’autre solution est … d’avoir recours à un professionnel :-/ Voilà un choix royal !

Il y a comme un problème là !

Sans parler de l’aspect financier (car le pro, il vous les offre pas ses séances, alors pour le loisir ou pour juste aller passer un test de caractère, ça fait un peu cher) ni de l’aspect géographique (autant il y a des clubs à peu près dans tous les départements, autant des pros compétents, ça ne coure pas les rues) mais juste de l’inaccessibilité au système associatif qui existe. Puisque l’adhésion a un club n’est pas un droit que peut revendiquer tout propriétaire, puisque l’adhésion a un club est conditionnelle à son approbation par le comité de ce même club, lequel pose un ensemble de conditions pas toujours acceptables, comment fait-on ? on se soumet !

La première des condition qui a le don de me mettre en colère et de différer mon éventuelle adhésion à un club (sauf besoin urgentissime d’une licence d’utilisation) est l’obligation de vaccination antirabique ! Aucune loi française n’oblige un propriétaire à vacciner contre la rage sauf chien catégorisé et dans les clubs il faudrait qu’ils le soient tous. Les dirigeants de ces clubs ont-ils entendu parler de la liberté de choix des soins ? sont-ils conscients qu’il est interdit d’entraver une liberté fondamentale ? ont-ils entendu parler des effets secondaires de cette vaccination là en particulier et de la sur vaccination en général que tout propriétaire est en droit de refuser ? Prendre ce genre de risques totalement démesurés comparés aux risques de contraction de la rage (absente du territoire français) pour une licence, c’est à dire mettre dans la balance face à face le souci de la meilleure santé possible et l’accès à un service dont ils ont le quasi monopole est de l’ordre de l’abus de pouvoir !

La seconde des conditions non explicitement indiquée mais bien connues des propriétaires expérimentés est qu’ils doivent se faire tout petits et ne surtout pas faire d’ombre aux éducateurs en employant d’autres techniques. Ceux-là détiennent la vérité et savent mieux que quiconque comment obtenir un résultat. Sauf que la plupart sont des bénévoles ayant vaguement subi une micro formation accélérée datant de plusieurs années pour certains (du siècle dernier parfois) ou sont des compétiteurs ayant adapté leurs méthodes aux particuliers, donc des méthodes ayant des objectifs totalement opposés à ceux des propriétaires lambda. Quand une région met à disposition de ses administrés un large panel de structures , on a peut être une chance d’en trouver une plus en “phase” avec ses convictions et sa vision du chien mais quand le choix se limite à deux ou trois clubs partageant une philosophie unique … impossible d’adhérer ! adhérer c’est cautionner quelque part et quand la violence ou un culte à la théorie de la dominance y sont pratiqués, comment peux t-on se résoudre à fermer les yeux et à se taire ?

La troisième des conditions encore bien moins explicitement indiquée mais subie par les éleveurs et amateurs des races “obligées” de pratiquer le mordant sportif pour valoriser les cotations ou donner des activités bienfaisantes à leurs chiens, est l’accès très restreint au cercle très fermé de ceux qui ont le droit de faire mordre. Alors là je sors de mes gonds ! Pour mémoire la Société Centrale canine s’est vu confier le rôle d’organisme de sélection des races. Au travers des expositions elle mène la sélection sur la morphologie (ce qui est déjà discutable eut égard les dérives qu’elle cautionne) et au travers des concours d’utilisation elle mène la sélection des caractères. De leur coté les clubs de race décident des critères de sélection. Déjà à ce niveau on peut se demander en quoi le mordant est un critère à prendre en compte puisque la destination première des chiens est la compagnie d’une famille. Mais passons là dessus. Si on admet ce critère, il devrait être possible de le respecter et d’adhérer à un club SCC pour ce seul motif, club au sein duquel une section devrait être spécialisée. Au lieu de cela les éleveurs doivent faire des courbettes aux utilisateurs et s’estimer heureux qu’on leur donne accès à l’homme assistant qui de surcroît n’en fait qu’à sa tête. Et concernant le besoin de pratiquer le mordant comme activité de substitution à certains besoins comportementaux, qu’en est-il de la vocation des clubs à offrir un cadre et juste des possibilité d’exercices pour les bénéfices sur l’équilibre psychologique ? qu’en est-il au final réellement de leur utilité publique si les moyens ne sont à disposition que de quelques “élus” ? Ca ne s’appelle pas de la discrimination ça ?

De mon point de vue, les clubs se sont octroyés des prérogatives qu’ils ne méritent ni par leurs hautes compétences en matière d’éducation canine, la formation et les mises à niveau étant défaillantes,  ni par leur vocation de lieu privilégié d’initiation à la pratique des sports canins puisque sauf objectifs de compétition le loisir et la sélection n’y donnent pas accès. Cela constitue à mon sens un sérieux motif pour ouvrir à une concurrence élargie l’obtention des licences d’utilisation (pourquoi pas par les clubs de race eux même ou directement auprès de la SCC puisque les épreuves de sélection nécessitent une licence) et un second motif tout aussi sérieux de libéraliser un peu l’affiliation des structures qui à ce jour ne peuvent l’être que si elles sont gérées par des capacitaires issus de la compétition. Les communes, les départements et les régions devraient sérieusement se poser les bonnes questions et exiger que ces clubs respectent avant tout autre chose leur vocation première : c’est à dire la bonne formation des propriétaires dans un but d’intégration durable et sécure de l’animal de compagnie dans les familles et la société, la mise à disposition de moyens permettant le respect des besoins comportementaux sans en passer par un professionnel ce qui n’est pas compatible avec une pratique longue et régulière dans un but de loisirs.

 

Passer par un pro pour une cotation ou du loisir alors que tout un système associatif existe, c’est bof bof quand même :-/

Effectivement c’est à préciser et je vais corriger en ajoutant ce que je pense de la professionnalisation du coup 😉

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