Bilan de 9 ans d’alimentation biologiquement appropriée (barf)

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Bilan de 9 ans d’alimentation biologiquement appropriée (barf)
Le Val de la Petite Creuse est passé au barf en 2007.

Contexte du passage au Barf : Des bergers allemands globalement en bon état physique (faut dire qu’on mettait des sous dans les croquettes, les compléments et les traitements) mais épisodes fréquents pour ne pas dire récurrents de diarrhées et intolérances (dixit vétérinaires) à certaines sources de protéines. Des portées dont le sevrage était devenu une épreuve et qui malgré les traitements multiples atteignaient avec difficultés les 3 kg 🙁

En 2007, le Barf était bien plus confidentiel que maintenant et n’obtenait AUCUN soutien du monde vétérinaire. Au contraire il était décrié, qualifié de dangereux (à cause des os) et ses adeptes étaient considérés comme des inconscients, des marginaux voire des illuminés.

Les premiers résultats ne se sont pourtant pas fait attendre malgré des rations élaborées de façon totalement empirique.

  • Disparition quasi instantanées des diarrhées chez les adultes (Nous avons même réussi à prolonger la vie d’un chien atteint d’une Maladie Inflammatoire Chronique de l’Intestin)
  • Sevrages réussis se manifestant par des poids à 2 mois de près de 6 kg
  • Diminution des traitements palliatifs (pansements intestinaux, antidiarréhiques …)
  • et … miracle, les chiens allergiques au Bœuf dans les croquettes ne se grattaient plus bien qu’ayant du bœuf cru dans leurs gamelles

Au fur et à mesure des années, les galères d’ordre alimentaire sont devenues un souvenir, mais un souvenir suffisamment marquant pour nous convaincre de ne jamais faire machine arrière. Au fur et à mesure des années, la littérature à propos de ce type de régime alimentaire s’est également enrichie ce qui a permis d’apporter des corrections à la ration « au pif » du départ.

9 années après les débuts, notre gamelle type est composée d’os charnus de petits animaux (type volailles) à 40%, de viandes variées à 40 %, de légumes et fruits crus et mixés à 10 % et d’abats à 10 % (moitié foie et moitié cœur). Nous lui ajoutons des compléments naturels qui viennent rééquilibrer les apports puisque les viandes modernes ont perdu de leur qualités nutritionnelles (huile de saumon pour les oméga 3, mélange d’herbes et algues pour les oligoéléments).

Du coté des détracteurs, le discours a assez peu évolué ; il s’est même renforcé. Uniquement qualifié de dangereux à cause des os, on entend désormais de plus en plus de critiques à propos de son équilibre. Il faut dire que la preuve par l’invisible (teneur en macro et micro nutriment dans les aliments rarement connue des propriétaire) convainc plus surement que nier la nature carnivore des chiens et l’utilité de leur dentition.

Pour contredire cette nouvelle affirmation, nous nous sommes « amusées » à rapprocher les apports de notre ration à ceux recommandés par les très officiels organismes NRC et FEDIAF, ces apports servant de base à l’élaboration de l’alimentation industrielle. Notez au passage que ni NRC, ni FEDIAF ne fait état d’apports recommandés en glucides ! Et, ô miracle, notre ration apporte TOUT dans les proportions préconisées et respecte tous les ratios.

Evidemment, la santé de nos chiens n’a jamais été aussi éclatante : poids stables et parfaits, poil et peau sains, dentition resplendissante, selles compactes et parfaitement moulées … Concernant nos bébés tous sevrés au Barf (recevant juste des os broyés au lieu des os entiers), ils grandissent bien et deviennent des adultes en pleine forme.

Dernièrement, pour essayer d’évaluer les effets du Barf au delà de la simple amélioration de leur état général, nous avons analysé d’autres critères : la dysplasie coxo-fémorale et la prolificité.

Il en ressort une diminution de la DCF (Sur nos 6 chiens entre 2000 et 2007 : 2 étaient A, 2 étaient B et 2 étaient C / sur nos 6 chiens entre 2007 et 2014 : 4 étaient A et 2 étaient B, aucun n’était C) et une augmentation notable de la prolificité (de 5 chiots en moyenne par portée nous atteignons en 2016 le chiffre record de 8 chiots en moyenne par portée).

Evidemment la rigueur dans la sélection des parents n’est pas étrangère à l’amélioration des hanches (n’accordons pas au Barf plus de vertus qu’il n’en a mais à défaut de transformer un dysplasique en sain, il évite qu’un sain ne devienne dysplasique !) mais concernant la prolificité qui osera la mettre au crédit d’autre chose que de l’alimentation ?

Il est clair qu’on nous targuera certainement de subjectivité, de partialité, de manque de rigueur dans nos analyses surtout que certains aux diplômes éloquents et faisant autorité en matière de santé, produisent des analyses contradictoires (sur la base d’un régime totalement carencé histoire de bien prouver qu’ils ont raison) et continuent leur inlassable travail de sape auprès de leur patientèle. Ont-ils peur de perdre une partie de leurs consommateurs de médoc et autres médicaliments ? ont-ils été lobotomisé au cours de leurs études ? sont-ils redevables envers les petfooders d’avoir été aidé à s’installer ?

De notre simple et humble point de vue d’éleveurs, SEULE LA SANTE et le bien-être tant physiologique que comportemental (car gruger un os et manger un morceau de viande crue apportent des plaisirs au delà de la satiété !) doivent compter.

Tant que cette santé est flagrante, c’est que l’alimentation tient son rôle de première médecine.

Et lorsque la santé vacille, ce n’est peut être pas seulement à cause de l’alimentation !

Ce besoin de dispenser ses conseils hautement avisés et de faire adopter ses principes est un mal fréquent qui s’est propagé hors des cliniques vétérinaires. Il faut dire que le prestige de la fonction de soignant est attractif. Et pour rendre crédibles des propos rien n’est plus efficace que de semer le trouble dans l’esprit des gens en rendant totalement inaccessible et obscur ce qui a la base est logique, naturel.

Dorénavant ceux qui souhaitent mettre leurs chiens au Barf ont le choix entre en passer par des groupes de discussions où le nombre de pourcentages différents requiert un doctorat en mathématiques pour élaborer les menus, des endroits où on leur assènera le fameux : « un Barf mal mené est plus dangereux que les croquettes » histoire de bien leur coller la trouille et se mettre en valeur, ou bien d’autres groupes de discussions à l’autre extrême où on ne se pose pas de questions, même pas les bonnes, des endroits où on fait l’impasse sur les fondamentaux quitte à mettre les animaux en danger. QUEL DOMMAGE ! 🙁

Après 9 ans de pratique nous affirmons au Val de la Petite Creuse que le Barf est bienfaisant, simple et inoffensif si on ne cherche pas à nourrir son chien comme un grand prédateur (genre en lui servant de la carcasse de bœuf !) mais qu’au contraire on cherche à reconstituer sa proie naturelle le plus parfaitement possible (os+viandes+abats+contenu digestif dans les bonnes proportions). Il constitue la meilleure alimentation qui soit pour combler les besoins physiologiques ne demandant qu’un peu de bon sens (chien = carnivore opportuniste), de l’observation (pour ajuster les apports) et le respect des proportions évoquées plus haut (correspondant à ce qui a nourri les canidés depuis qu’ils existent).

Si vous avez le souci du bien-être de votre chien et le sentiment que l’alimentation industrielle ne tient pas ses promesses, sachez que le BARF existe ! Le BARF n’est pas une alimentation alternative, c’est l’alimentation normale.

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